L’archéologie musicale et l’antiquité romaine :
de l’étude des vestiges à la restitution sonore
Aborder une société de l’Antiquité qui n’a pas laissé de traces de musique notée pourrait paraître paradoxal et vain. À défaut de répertoire musical, il existe d’autres sources documentaires qui permettent de reconstruire le paysage sonore des Anciens : les textes, l’iconographie et les vestiges archéologiques d’instruments de musique : trompettes, cymbales, orgues, sifflets… C’est ce volet de la culture matérielle que je souhaite retenir afin d’illustrer à travers les artefacts, souvent fragmentaires et incomplets, les méthodes, les acquis et les difficultés de l’archéologie musicale depuis l’analyse de l’objet (matériaux, facture, décor..) jusqu’à son éventuelle reconstitution sous forme de copies dans le cadre de l’archéologie expérimentale.
Christophe VENDRIES
Professeur d'Histoire romaine Université Rennes 2/LAHM CReAAH UMR 6566
Christophe Vendries travaille sur la place de la musique dans les sociétés de l’antiquité (à Rome et dans les provinces de l’Empire, en particulier la Gaule et l’Egypte sous la domination romaine). Il a orienté ses recherches dans plusieurs directions :
_ L’examen des rapports entre la musique et le pouvoir (les empereurs, les élites) et du statut social du musicien de métier à travers les textes et les inscriptions
_ L’étude de la lexicographie musicale latine et grecque
_ Les représentations du musicien et des instruments de musique dans l’iconographie
_ L’identification et l’analyse des vestiges matériels afin d’éclairer l’instrument de musique à travers la théorie de l’objet